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Origine du VIEILLISSEMENT : Pourquoi vieillit-on ?

 

 

Sans savoir formellement ce qui nous fait vieillir, nous constatons que notre organisme se dégrade, plus ou moins vite mais de manière variable en fonction de différents facteurs complexe et multifactorielle. 

 

Globalement, notre vieillissement entraîne une baisse de notre fertilité et de nos défenses immunitaires avec une sensibilité accrue aux maladies. Nos cellules et nos tissus fonctionnent moins bien, ainsi nos organes sont moins performants et notre aspect se dégrade. Le risque de mortalité augmente.

 

Une accumulation d’éléments cellulaires détériorés se fait au fil du temps. Les cellules fonctionnent alors mal, elles « vieillissent » et deviennent sénescentes. Elles ne se reproduisent alors plus, se transforment en cellules anormales (voire cancéreuses) ou meurent. Le corps cherche à les éliminer le mieux possible.

 

Voici les théories sur les causes du vieillissement les plus retenues aujourd’hui. Rien n’est vraiment certain. La science nous en apprend régulièrement plus.

 

 

L’oxydation 

 

C’est une des théories majeures mais ce n’est pas si simple. Néanmoins, l’oxydation reste un phénomène très impliqué dans la détérioration des tissus du corps et dans les maladies liées au vieillissement.

 

Tels le morceau de fer qui rouille, nos tissus s’oxydent naturellement avec le temps. L’oxydation est le résultat des processus de « combustion » et de réactions métaboliques normales qui produisent des radicaux libres. 

 

 

 

La combinaison des protéines (réticulation et glycation)

 

La glycation est une combinaison entre nos protéines (collagène) et des glucides (sucres), elle est synonyme de perte d’élasticité et d’altération des tissus

 

Les tissus les plus touchés sont les parois des vaisseaux, la rétine, le collagène. La tendance au durcissement des fibres de collagène fait que les échanges et la nutrition des cellules sont ralenties.

 

 

Le raccourcissement progressif des télomères

 

Les télomères sont représentés par un genre de capuchon protecteur des extrémités des chromosomes. Leur taille diminue au fil des divisions cellulaires et donc avec l’âge. La division cellulaire permet aux tissus de se régénérer comme la peau se reforme pour refermer une blessure.

On pense qu’après la disparition des télomères, ce sont des gênes des chromosomes qui peuvent être détruits à leur tour, entrainant ainsi la mort des cellules ou la production de cellules sénescentes ou anormales, que le corps devra éliminer.

Un scientifique a montré qu’il y avait une limite au nombre de divisions des cellules (une cinquantaine), et jusqu’à 1000 fois pour les « cellules souches ».

Une enzyme (la télomérase) découverte récemment, peut « réparer » ce raccourcissement des télomères. 

 

 

La détérioration des mitochondries

 

Elles sont les générateurs d’énergie des cellules et donc, celui de notre corps. Ces « petites chaudières » brûlent en permanence des nutriments avec de l’oxygène.

C’est les réactions de cette combustion qui génèrent beaucoup de radicaux libres qui peuvent, en excès, détériorer la mitochondrie elle-même. Dans ce cas, la production d’énergie baisse et les réactions métaboliques aussi. 

 

 

Les erreurs de réplication des cellules et la détérioration de notre ADN

 

Des anomalies peuvent se retrouver après un certain nombre de multiplications des cellules. De plus, notre ADN subit une détérioration quotidienne. Il existe un système de correction/réparation dans nos cellules mais l’accumulation des erreurs (en particulier sur l’ADN des cellules) conduirait aussi, à la longue, au mauvais fonctionnement de nos cellules.

 

 

Diminution de la méthylation

 

La méthylation est une réaction biologique qui diminue globalement avec l’âge. Ainsi, certaines fonctions utiles à la santé vont se ralentir progressivement. Les scientifiques pensent que la diminution de la méthylation est corrélée avec le vieillissement et de nombreuses maladies de dégénérescence.

 

 

L’encrassement toxinique

 

Dans nos cellules, des résidus métaboliques s’entassent et empêchent un fonctionnement normal.

De même, ces substances toxiques peuvent s’accumuler entre les cellules (milieu intercellulaire), empêchant alors les échanges qui assurent l’apport nutritif des cellules et la bonne élimination de leurs déchets.

 

 

Le vieillissement et la mort programmés dans nos gênes

 

Notre horloge biologique

 

Selon cette théorie, notre durée de vie serait fixée par une « horloge biologique », ce qui irait dans le sens de la survie de l’espèce humaine. 

Ici, il ne s’agirait plus d’une accumulation d’erreurs et de dégradations mais d’un programme allant de la conception à la mort de l’individu.

 

Cette théorie n’est pas nouvelle mais récemment, de nouvelles études génétiques apportent un jour nouveau et confirmeraient son intérêt. 

Pour faire simple, disons que plusieurs centaines de nos gênes sont impliqués dans les processus de vieillissement.

 

Notre corps sait-il remettre l’horloge à zéro ?

 

Les découvertes sur les télomères et la méthylation de l’ADN vont aussi dans le sens de cette hypothèse.

Il est théoriquement possible d’inverser certaines expressions de gênes. L’enjeu incroyable serait donc de pouvoir faire revenir certains tissus ou organes à un état antérieur.

 

En attendant, on sait aujourd’hui grâce à l’épigénétique que le mode de vie et l’environnement peuvent modifier largement l’expression de nos gênes. 

Un corps humain jusqu’à 50 ans au moins, sait fabriquer des cellules saines et jeunes, sans aucun signe de vieillissement. A suivre donc…

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